Surtout, ne dites rien!

Publié le par Caro

Tout est ici.
Je vous en copie-colle un court extrait:
Anna prépare le concours de professeur des écoles. Juste avant de partir en stage seule face à une classe, elle a reçu cette étrange recommandation de sa prof: "surtout ne dites pas aux parents que vous êtes en formation. Dites plutôt que vous êtes profs titulaires. Les parents pourraient faire des histoires et puis vous serez plus crédibles".

Il faut savoir qu'avec la réforme qui supprime la PE2 (année de formation après le concours), les étudiants peuvent obtenir un stage dans une école, sans AU-CU-NE formation...

Publié dans humeurs d'école

Commenter cet article

Monique 16/02/2010 09:34


J'ai jamais bien compris votre système de formation des instits en France. J'ai eut mon diplome d'instits, ici en Belgique...Bon d'accord, ça date! y'a au moins...ouf jsais pas moi, allez on va le
dire vite : 28 ans!!! (n'ai enseigné que deux ans, après boulot en bibliothèque universitaire)...Bon tous ça pour dire, qu'après mes études secondaires, j'ai été formée en deux ans( à l'époque! 3
aujourd'hui)à l'Ecole Normale avec formation théorique et pratique. Je m'excuse, mais faut pas un bac +5 pour enseigner au primaire,mais ce qui l'est par contre, à mon humble avis, c'est une TRES
solide et intensive formation pédagogique pratique, ce qui est le cas en Ecole Normale. Je ne comprends pas en quoi un concours y concours... :) Mais je comprends pas bien commet ça marche chez
vous.
Bonne journée à tous.


Mumrysou 16/02/2010 05:05


Mon compagnon est en longue maladie maintenant, car à 5 ans de la retraite il ne tient plus le coup, et fait une dépression grave depuis deux ans. Il est prof de français et latin en collège, il
adorait son métier et les élèves lui manquent (certains dirons-nous).

Il y a plusieurs années, à la rentrée on lui a dit qu'il ferait des heures d'anglais : "Mais je ne sais que ce que j'ai appris lorsque j'étais étudiant". "Vous savez vous servir d'un magnétophone
?" "Oui". "Et bien vous vous débrouillerez. A la rentrée d'il y a deux ans, c'est de l'histoire-géo qu'on lui a dit de prendre en charge : "Vous utiliserez le programme et les livres du professeur
qui est parti". Et cette année, on y a ajouté des arts plastiques. Quant au latin, seulement une heure par semaine. Maintenant il est en arrêt de travail et le psychiatre qui le suit lui a dit
qu'il était maintenant incapable d'enseigner. C'est à mois qui suis handicapée de tout faire pour l'aider à reprendre le dessus.

Vive l'Education nationale.
Mumrysou


tout chocolat 15/02/2010 18:12


Comme moi quand j'ai débuté comme prof: brut de concours devant 35 3°: ça calme!


lo 15/02/2010 12:37


j'ai connu la liste complémentaire où j'ai été balancée "dma" en école d'application avec 3 classes de différents niveaux dans la semaine et même dans la journée (ex : lundi matin:ms ;
l'aprem:cm1). le directeur s'est débrouillé pour dire aux parents que puisque j'étais sur liste complémentaire, c'est que j'avais raté le concours... cette année là a été un enfer. puis je me suis
retrouvée en 2ème année d'iufm où ça a été pire quand je me suis rendue compte que je n'apprendrai rien de plus que l'année passée, et où les profs nous ont dit la même chose fin juin : "à la
rentrée, ne dites pas aux parents que c'est votre 1ère année...". rien de nouveau, que du pire... mais je suis d'accord, il faut alerter les parents (je le fais dans ma classe), eux seuls
pourraient peut être se battre, mais bien peu le font...
lo


mimi 15/02/2010 12:17


si vous n'avez pas compris que dans ce monde, il n'y a que l'exploitation de l'autre qui compte, et bien c'est le moment !
"moins ils en savent disaient un dirigent de l'ump plus on peut le couillonner "!
dout la politique de la culpabilisation, si vous êtes au chomage, vous êtes des fainéants, comme si on choisit d'être au chomage avec son cortege de privations et d'angoisse du lendemain ! sans
compter que de ne pas avoir de réponses favorables entament sa confiance en soi.
et puis comme disait le même ex ministre, ils ont les restos du coeur et les épiceries sociales mal vue par certain qui trouvent que faire choisir aux pauvres ce qu'ils souhaitent manger faut pas
pousser!sauf que l'épicerie sociale n'est pas gratuite et cela permet aux personnes de ne pas perdre sa dignité et de payer pas autant que dans les magasins mais payer tout de même et faire des
menus qui soient agréables à leurs familles.
bon !
c'est toute une façon de penser qui est qu'on profite de tout, et lorsqu'on dit à un prefet mais vous vous rendez compte qu'avec le rmi les gens ne peuvent pas manger, on te répond oui, faut qu'ils
se bougent, c'est sur pour chercher du boulot sans les moyens de prendre le train et de s'habiller correctement, c'est super !
bon, donc l'enseignement et le reste c'est le même combat, le respect des gens, de leurs dignité de leurs savoir, ce n'est pas pour demain, et ils ont raison, parce que en fait, ils sont là, et ils
montent les gens les uns contre les autres, la sécurité, les fonctionnaires qui soit disant ne font rien et autres pour pouvoir faire ce qu'ils veulent sans pour autant se faire virer !
chapeau ! et merci ! ça me fait du bien de dire ce qui me fait bien bouillir !

mimi